Friday, August 31, 2007

Türkiyiede bir Adam...

Le week-end passé, qui est-ce qui débarque chez moi pour me rendre visite ? Bernard Adam, un pote de volée 2003 de Génie Civil à l'EPFL...Les turcophones comprendront le jeu de mot en titre...

Armé de son seul sac au dos, Badam est en train de faire un grand tour de 3 mois de l'est de l'Europe, avec un passage très marqué tout autour de la Turquie.
Le vendredi soir, soirée "plats typiques turques" et "raki" au resto sympa du coin....

Le lendemain, avec quelques petits nains qui tapaient dans ma tête, grande visite du chantier.

Dimanche, mon pote s'en allait à Kars pour continuer son périple turque. Je lui proposais donc de l'y emmener, histoire également de découvrir un peu . les alentours. Les paysags furent vraiment magnifiques, avec une route taillée dans les roches un peu rougeâtres de cette région.


Un peu plus loin et plus haut (~2000 m), nous découvrîmes des paysages qui nous rappellaient étrangement notre bonne vieille Suisse !


2 heures plus tard, nous arrivâmes à Kars, la destination de mon pote. Le voyage avit duré en tout 3 heures et demis.

Pour les ferrus d'histoire:

"Au Xe siècle, la région entourant Kars était un royaume arménien. Plus tard, Kars fut capturée par les Turques seldjoukides, par les Mongols au XIIe siècle et par Timur (Tamerlan) en 1387. Après cela Kars resta sous domination ottomane jusqu'en 1877. La citadelle construite par le Sultan Murad III fut assez solide pour résister au siège de Nâdir Shâh de Perse en 1731, et elle repoussa avec succès les troupes russes en 1807. Après une défense courageuse, elle se rendit le 23 juin 1828 à un général russe, le comte Ivan Paskevich. Onze mille hommes furent faits prisonniers de guerre. Durant la guerre de Crimée, la garnison turque, commandée par le général britannique William Fenwick Williams et d'autres officiers étrangers, subit un siège prolongé, le Siège de Kars, mais après que la garnison ait été dévastée par le choléra et le manque de provisions, elle ne put que capituler en novembre 1855. La forteresse de Kars fut également attaquée lors de la guerre russo-turque de 1877-1878 par des troupes sous le commandement des généraux Loris-Melikov et Lazarev Ivan Davidovich et fut finalement transférée à la Russie par le traité de San Stefano.

La Russie perdit Kars, Ardahan et Batum avec le traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918. Les Turcs prirent le contrôle de Kars le 25 avril 1918 et la République du Caucase du Sud-Ouest fut établie dans la zone, mais l'armistice de Mudros (octobre 1918) obligea l'armée ottomane à se retirer derrière les frontières de 1914. Les anglais occupèrent Batum mais les Ottomans refusèrent de rendre Kars, son gouverneur militaire constitua un gouvernement provisoire mené par Fahrettin Pirioglu qui revendiquait la souveraineté turque sur Kars et les régions turcophones et musulmanes environnantes à Batum et Gyumri (Alexandropol).

La région fut occupée par l'Arménie en janvier 1919 mais le gouvernement pro-turc fut soutenu à Kars jusqu'à l'arrivée des troupes britanniques, qui le dissolvèrent le 19 avril 1919, et envoyèrent ses meneurs à Malte. Kars fut donnée à l'Arménie avec Iğdır en mai 1919. La guerre turco-arménienne entre septembre et décembre 1920 et la chute de la Première République furent à l'origine du traité d'Alexandropol signé par les représentants turcs et arméniens le 2 décembre 1920. Il stipulait l'abandon par l'Arménie de tous les territoires qui lui avait été accordés par le traité de Sèvres ainsi que le passage à la Turquie d'environ 60 % de son territoire d'avant-guerre, incluant ainsi Kars.

À la suite de la guerre d'indépendance turque, la Turquie signa le Traité de Kars (23 octobre 1921) avec l'Union soviétique dans lequel la Turquie renonça à ses prétentions sur Batum et obtint en retour la reconnaissance de sa souveraineté sur Kars et Ardahan. À ce jour, le gouvernement arménien ne reconnaît pas la frontière actuelle. Les frontières définies par le Traité de Kars seraient injustes du point de vue des nationalistes arméniens qui pour la plupart considèrent le Traité de Sèvres comme la base de la solution du problème turco-arménien.

Les Soviétiques tentèrent de négocier avec la Turquie afin de leur accorder au moins l'accès aux ruines d'Ani puisqu'elles ne possèdent pas de significations particulères pour la Turquie. Ankara refusa de donner son accord et la frontière entre l'Arménie et la Turquie est restée inchangée depuis presqu'un siècle. Depuis la guerre du Nagorny-Karabakh, la frontière a été fermée en représaille à l'occupation du Karabakh par l'Arménie. Le maire de Kars, Naif Alibeyoğlu, est persuadé que la frontière sera de nouveau ouverte et qu'il n'y aura pas de sentiments nationalistes contre les Arméniens."


ndlr: Merci Wikipédia...


Et pour ceux qui étaient scpetique sur l'helvetissimitude des paysages d'avant, sur cette photo il n'y a plus aucun doute ! Bon...pas de M-budget ni aucun produits similaires la-dedans...

17h00, l'heure pour moi de rentrer, histoire de ne pas avoir à conduire la nuit. Je pris cette fois un autre chemin, histoire de découvrir d'autres magnifiques paysages, et là aussi, je ne fut pas décu...



La nuit tombait, le chemin était bien plus long que (JE l'avait)prévu, et dans une route perdue au milieu des montagnes, le destin s'est dit qu'il allait jouer un mauvais tour au LOL...

N'ayant pas de cric et de clé (j'ai appris plus tard que tout ça était sous le capot...), j'étais bien embêté avec cette roue et j'ai alors essayé de demandé de l'aide aux passants. Heureusement, même si on a l'air d'être au milieu de nulle part, cette route est assez fréquentée puisque c'était une axe routier important dans cette région. Au final, 3 (!) camions se sont arrêtés et les très serviables occupants ont changé ma roue sans que j'ai eu besoin de faire quoique ce soit !

En reprenant la route, ne sachant franchment pas trop bien ou j'étais, je me fiais uniquement aux panneaux "Artvin", la ville près de chez moi. Seulement voilà, en pleine nuit, j'ai réussi à louper LA bifurcation (pour ma défense le panneau était caché à cause de travaux) qui aurait du me mener 30 km plus loin à bon port. Ne voyant plus les panneaux "Artvin", je commençais sérieusement à me poser des question...Enfin, je vis effectivement dans l'autre sens un panneau "Artvin" et m'empressait donc de faire demi-tour, en relevant mon compteur kilométrique. J'ai pu retrouver la bonne bifurcation 28 km plus loin (donc 56 km pour rien = ~1h de perdu!). OUF ! je reconnaissait la route et tout allait bien, sauf que mon niveau d'essence était dans le rouge. Finalement, en faisant une économie d'essence digne d'un militant écolo (moteur coupé dans les descentes...), j'arrivais enfin chez moi à minuit, soit 7h après être parti de Kars...