Thursday, March 10, 2011

Brésil - Rio et Salavador

Les 10 derniers jours de mon voyage, on appellera ça la cerise sur le gâteau, bien que je connaissais déjà ces deux destinations. Au programme: Rio, en période pré-carnavalesque, puis Salvador pour le Carnaval.

Rio de Janeiro, Rio la Maravilha, c'est ses magnifiques plages, notamment la plage d'Ipanema. C'est toujours un énorme plaisir de retourner à cet endroit, après 2002 (voyage d'études) et 2006 (mariage à un ami).

Les paysages sont ici encore plus beaux qu'à l'Ilha de Santa Catarina (cf. précédent post).

Au tout début de mon voyage, je ne prévoyais pas de retourner à Rio, ayant déjà vu deux fois cette ville. La raison principale de mon revirement a été la rencontre à Cusco, 6 semaines auparavant, de trois péruviens étudiant le génie civil à Rio ! de gauche à droite: Pamela (future doctoresse !), ma bouille, une grande blonde, Nrk (prononcez New Yorker à l'américaine en machant bien les mots) et Freddy. J'ai passé 5 jours et 5 nuits chez eux et c'était vraiment cool de passer du temps dans une ville magique en compagnie de mes trois amis péruviens !
Muchas gracias amigos, creo que nos vemos en septiembre !
La vue depuis leur appart le samedi à 6h du matin, juste avant de partir suivre un "blocos" du carnaval en répétition générale quelques jours avant.

Et même si c'est pas encore le carnaval, c'est...déjà le carnaval !


Et le soleil tapait fort ce jour là...un jour qui aura duré 36 heures pour moi d'ailleurs !

Last but not least: Salvador de Bahia, pour LE Carnaval. Les gens de Rio évidemment vous diront que à Rio c'est mieux. Les gens de Salvador rétorqueront qu'à Savador c'est mieux. J'avais deux jours pour prendre mes repères, mes billets, mes camisetas (T-shirts donnant l'accès pour le carnaval) et me balader au bord de la mer, sur le futur lieu de la débandade finale ponctuant mon voyage.


Me voici donc au premier soir du Carnaval, avec ma camisetta du blocos "YES", les blocos, c'est les grands camions-chars (genre street parade en plus grand) sur lesquels se produisent en direct les plus grands artistes brésiliens. Autour des camions (le deuxième camion est 300 m en arrière, c'est les toilettes !) il y a les "cordeiros", qui délimitent à l'aide d'une corde l'intérieur (payant - tous avec la même camiseta) du blocos de l'extérieur. En dehors des cordes, c'est ouvert à tout le monde, mais c'est tellement bondé que c'est difficile d'avancer à l'allure du camion, qui fait au moins du 1 km/h !!! L'ambiance dans les blocos est assez folle, j'ai fait cela deux soirs/nuits.


Le samedi soir, mon dernier soir au brésil avant mon départ, j'ai décidé de ne pas aller dans un blocos, mais dans un "Camarote", qui est une sorte de balcon au bord du trajet et qui permet de voir tous les chars passer. J'ai choisi un Camarote "de luxe", le Camarote SKOL, l'une des marques de bières les plus connues du brésil. J'ai dû pas mal puiser dans mon porte-monnaie pour payer l'entrée, mais vu que c'était mon dernier soir, me suis fait plaisir. Et ensuite, à l'intérieur, c'est boissons à gogo. Pour moi: bière (la SKOL, évidemment!) et vodka-guarana (je vais essayer d'instaurer ça en Suisse!).


Lors de ma rentrée à l'aube, j'ai pu admirer l'efficacité du service de nettoyage. Tout est à nouveau prêt pour le soir suivant. Sans moi cette fois-ci, puisque je prend l'avion pour un (dur) retour en Suisse...j'aurais quand-même un jour de repos avant de bosser directement. Et pour rien vous cacher, c'était pas la semaine la plus prolifique de travail. On ne se remet pas si facilement d'un périple de 10 semaines en amérique du sud, encore moins avec les derniers jours au Carnaval.


Bon ben l'asie en 2008, c'est fait ! l'amérique du sud en 2010, c'est fait ! What's next ???

Brésil: Ilha Santa Catarina - Curitiba - Chutes d'Iguaçu et barrage d'Itaipu

L'Ilha Santa Catarina, c'est une île aux...42 plages. Mon auberge était vraiment sympa, petite, où l'on rencontre facilement du monde, et une fois n'est pas coutume, la moyenne d'âge était autour de la trentaine (ouais les petits jeunes, ça va un moment, mais bon ça fait du bien de changer !). J'y suis resté 5 jours, je n'ai visité que 3 plages (surtout celle à 20 secondes de l'auberge!) et c'était vraiment le farniente, la première fois de mon voyage...J'ai pu parfaire mon bronzage
et admirer les paysages typiquement brésiliens...


Ensuite, sur la suite de mon périple, j'ai fait un petit tour par Curitiba, pour faire coucou à la Tai, au Dan et au Naël (une amie de Montreux mariée à un brésilien et maman d'un petit bout de chou). Un petit tour de ville à Curitiba, un clin d'oeil au musée Oscar Niemeyer, une bonne churrascaria et deux jours plus tard, je m'envolais pour Iguaçu et ses chutes mythiques...




Les chutes d'Igaçu, expliquées par mon ami fidèle W.:"Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 90 m de hauteur. On l'appelle la Garganta del Diablo (« gorge du Diable »). L'ensemble des cascades déverse jusqu'à six millions de litres d'eau par seconde.Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine de Misiones."

Il y a le coté brésilien, par lequel j'ai commencé. Voilà donc les chutes d'Iguaçu:


Le lendemain matin (à 7h00), déformation professionnelle oblige, je me suis rendu au barrage d'Itaipu. Le barrage d'Itaipu, c'est 14'000 MW de puissance (20 turbines de 700 MW) , ce qui a longtemps fait de lui le barrage le plus puissant du monde, avant que le barrage des trois-gorges en Chine ne soit mis en service, dont la puissance est de 18'200 MW. Cependant, la différence essentielle entre les deux barrages est que le barrage d'Itaipu est un barrage au fil de l'eau qui turbine en continu (débit moyen de 11'663 m3/s) alors que le barrage des trois gorges est un barrage à accumulation, qui turbine donc de manière discontinue(débit équipé 14'300 m3/s). En production annuelle d'énergie, Itaipu reste donc (de justesse) à la première place. En 2008, un record de production de 94'684'781 MWh a été atteint. C'est peut-être du chinois pour vous (enfin du brésilo-espagnol), mais ca équivaut à environ une fois et demie la production annuelle totale de toute la Suisse...



Le barrage d'Itaipu est binational. Il est à 50% brésilien et 50% paraguayen. D'ailleurs la frontière (ligne jaune dans la photo ci-dessous) passe exactement au milieu du poste de contrôle, où onze personnes travaillent: 5 brésiliens, 5 paraguayens et le dernier poste est occupé à 50% par un brésilien et à 50% par un paraguayaen... L'usine produit 71.4% de la demande en électricité du Paraguay et 16.4% de celle du Brésil. L'énergie est évidemment elle aussi partagée à 50% par les deux pays; la moitié de l’énergie produite revient au Brésil, et l’autre au Paraguay ; mais comme le Paraguay n’en utilise que 5%, il revend les 45% restants au Brésil… qui dispose alors de 95% de l’énergie produite à Itaipu...et en plus, il faut préciser que la moitié des unités génératrices installées produisent avec une fréquence de 50 Hz (pour le Paraguay) et l'autre moitié en 60 Hz (pour le Brésil). Donc un transformateur est également présent au Brésil pour transformer l’électricité non utilisée par le Paraguay de 50 Hz en 60 Hz. Soit, si mes calculs sont juste, c'est 90% de l'électricté produite en 50Hz pour le Paraguay qui doit être retransformée en 60 Hz pour être vendue au Brésil...vous me suivez ???

L'après-midi, j'ai visité les chutes du coté argentin. Voici donc les chutes d'Iguazu:




Vraiment impressionnant ces chutes, je ne vais pas m'étaler pour les commenter, les photos parlent d'elles-mêmes...Et pour illustrer la différence entre le coté brésilien et le coté argentin, je vais piquer une illustration qui m'a été donnée par quelqu'un (je ne sais plus qui, ni où, ni quand) qui m'avait dit: Si tu assistes à un match de foot, le coté brésilien c'est un peu comme si t'étais assis dans les tribunes tandis que le coté argentin, c'est comme si t'était au bord du terrain. That was true...si vous deviez une fois être dans l'obligation de ne choisir qu'un seul coté (situation aussi absurde que stupide), ben choisissez le coté argentin !

Uruguay: Punta del Este - La Paloma - Montevideo

Bon, vu que je suis en amérique du sud, je vais quand-même faire une petit virée en Uruguay, surtout que c'est pile poil sur mon chemin entre Buenos Aires (Argentine...ok vous le savez sans doute) et Florianopolis (Brésil...ça c'est moins sûr !)

Les fans de foot connaissent l'Uruguay parce qu'ils ont été champion du monde de foot en 1930 (première coupe du monde, organisée en Uruguay) et 1950. Plus récemment, en 2010, l'Uruguay a fini 4ème, en passant en quart grâce à Diego Suarez, véritable héro national ici, et sa main magique qui propulsé l'Uruguay en demi-finales, Bref, je ferme la parenthèse footballistique et mon ami wikipédia vous informe sur l'Uruguay:

L’Uruguay, en forme longue la République orientale d'Uruguay ou la République orientale de l'Uruguay, en espagnol Uruguay et República Oriental del Uruguay, est un pays d’Amérique du Sud situé au sud du Brésil et à l’est de l’Argentine, dont il est séparé par le fleuve Uruguay qui lui a donné son nom. L'Uruguay a une superficie totale de 176 220 km² pour une population de 3 477 770 habitants. Sa capitale est Montevideo, qui est également la plus grande ville du pays avec près de 1 500 000 habitants. Elle est considérée comme la ville d'Amérique Latine où la qualité de vie est la plus élevée, et fait partie des 30 villes les plus sûres du monde. L'Uruguay est le pays le plus proche culturellement de l'Argentine, pays frère pour beaucoup d'Uruguayens. Le mode de vie y est européen teinté de cultures guarani et africaine et le niveau de vie est bien plus élevé que dans les autres pays latino-américains.
La monnaie nationale est le peso uruguayen. L'Uruguay était considéré dans les années 50 comme la « Suisse de l'Amérique latine ».


J'allais quand-même pas manquer la Suisse de l'amérique latine ! Surtout qu'au Chili, j'avais rencontré Daniel, Uruguayen de son état, qui m'a gentiment proposé de faire une virée avec lui dans son pays, ce que j'ai accepté avec plaisir. Premier endroit: Punta del Este, juste une petite soirée....prolongée en disco ! Punta del Este, c'est le St-Tropez de toute l'amérique latine. C'est surtout la jeunesse dorée argentine ou les people uruguayens qui se pavanent dans cet endroit très "m'as-tu vu". Ôn a même pas essayé de rentrer dans les boites huppées, mais la soirée fût très sympa dans une petite disco gratos...



Le lendemain, changement de lieu, pour aller dans un endroit un peu plus au nord et plus tranquille: La Paloma. La Paloma en espagnol, ça veut dire "Le Pigeon". Je savais pas et je pense que j'esquisserait sûrement un petit sourire la prochaine fois que je rencontrerais une fille qui s'appelle Paloma...et à La Paloma, on a fait du camping, avec deux amies à Daniel: Valeria 1 et...Valeria 2 ! Deux jours de plage, de bronzage (et oui !) et de dodo sur les racines de l'arbre vers lequel on avait planté la tente. Question: quel est l'objet essentiel que les uruguayennes prennent toujours avec elles lorsqu'elles vont faire du camping ? réponse (c'est véridique): un fer à lisser...!!!




Pour rejoindre Florianopolis, j'avais l'option entre 15h de bus pour 150 CHF ou prendre l'avion pour 200 CHf, ce qui me permet de passer encore une petite soirée à la capitale: Montevideo. J'ai choisi la seconde option et ai pu me balader un peu dans la ville avant de me rendre à l'aéroport. Pas grand-chose à signaler à Montevidéo, j'ai pas vu beaucoup mais il parait qu'on a vite fait le tour !

Il parait qu'en 1950, l'Uruguay, c'était la Suisse de l'amérique du sud, il y a encore des restes visiblement...

Hasta la vista Uruguay y gracias Daniel para todos !