Ensuite, sur la suite de mon périple, j'ai fait un petit tour par Curitiba, pour faire coucou à la Tai, au Dan et au Naël (une amie de Montreux mariée à un brésilien et maman d'un petit bout de chou). Un petit tour de ville à Curitiba, un clin d'oeil au musée Oscar Niemeyer, une bonne churrascaria et deux jours plus tard, je m'envolais pour Iguaçu et ses chutes mythiques...
Les chutes d'Igaçu, expliquées par mon ami fidèle W.:"Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 90 m de hauteur. On l'appelle la Garganta del Diablo (« gorge du Diable »). L'ensemble des cascades déverse jusqu'à six millions de litres d'eau par seconde.Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine de Misiones."
Il y a le coté brésilien, par lequel j'ai commencé. Voilà donc les chutes d'Iguaçu:
Le lendemain matin (à 7h00), déformation professionnelle oblige, je me suis rendu au barrage d'Itaipu. Le barrage d'Itaipu, c'est 14'000 MW de puissance (20 turbines de 700 MW) , ce qui a longtemps fait de lui le barrage le plus puissant du monde, avant que le barrage des trois-gorges en Chine ne soit mis en service, dont la puissance est de 18'200 MW. Cependant, la différence essentielle entre les deux barrages est que le barrage d'Itaipu est un barrage au fil de l'eau qui turbine en continu (débit moyen de 11'663 m3/s) alors que le barrage des trois gorges est un barrage à accumulation, qui turbine donc de manière discontinue(débit équipé 14'300 m3/s). En production annuelle d'énergie, Itaipu reste donc (de justesse) à la première place. En 2008, un record de production de 94'684'781 MWh a été atteint. C'est peut-être du chinois pour vous (enfin du brésilo-espagnol), mais ca équivaut à environ une fois et demie la production annuelle totale de toute la Suisse...
Le barrage d'Itaipu est binational. Il est à 50% brésilien et 50% paraguayen. D'ailleurs la frontière (ligne jaune dans la photo ci-dessous) passe exactement au milieu du poste de contrôle, où onze personnes travaillent: 5 brésiliens, 5 paraguayens et le dernier poste est occupé à 50% par un brésilien et à 50% par un paraguayaen... L'usine produit 71.4% de la demande en électricité du Paraguay et 16.4% de celle du Brésil. L'énergie est évidemment elle aussi partagée à 50% par les deux pays; la moitié de l’énergie produite revient au Brésil, et l’autre au Paraguay ; mais comme le Paraguay n’en utilise que 5%, il revend les 45% restants au Brésil… qui dispose alors de 95% de l’énergie produite à Itaipu...et en plus, il faut préciser que la moitié des unités génératrices installées produisent avec une fréquence de 50 Hz (pour le Paraguay) et l'autre moitié en 60 Hz (pour le Brésil). Donc un transformateur est également présent au Brésil pour transformer l’électricité non utilisée par le Paraguay de 50 Hz en 60 Hz. Soit, si mes calculs sont juste, c'est 90% de l'électricté produite en 50Hz pour le Paraguay qui doit être retransformée en 60 Hz pour être vendue au Brésil...vous me suivez ???
L'après-midi, j'ai visité les chutes du coté argentin. Voici donc les chutes d'Iguazu:
Vraiment impressionnant ces chutes, je ne vais pas m'étaler pour les commenter, les photos parlent d'elles-mêmes...Et pour illustrer la différence entre le coté brésilien et le coté argentin, je vais piquer une illustration qui m'a été donnée par quelqu'un (je ne sais plus qui, ni où, ni quand) qui m'avait dit: Si tu assistes à un match de foot, le coté brésilien c'est un peu comme si t'étais assis dans les tribunes tandis que le coté argentin, c'est comme si t'était au bord du terrain. That was true...si vous deviez une fois être dans l'obligation de ne choisir qu'un seul coté (situation aussi absurde que stupide), ben choisissez le coté argentin !
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